Ce qui est compliqué avec les choses compliquées

Ce qui est compliqué avec les choses compliquées

Lorsqu’hier j’ai vu que ce livre était le livre favori de notre PDG, Tony Srubblebine, chez Coach.me, j’ai su qu’il faudrait lire ce résumé après. Le livre The Hard Thing About Hard Things est resté pendant un bon moment en haut de ma bibliothèque, mais j’étais un peu effrayé parce que cela a duré un très long moment, pour être honnête.

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Aujourd’hui, j’ai décidé de ravaler ma fierté et de voir ce que Mr. Ben Horowitz avait à nous apprendre après avoir vendu son entreprise Opsware à HP pour 1,6 milliards de dollars (oui, ça se chiffre en milliards) en liquide en 2007.

Voici ce que j’ai appris :

  1.   Le PDG doit être le premier à hurler lorsque ça tourne mal
  2.   Il existe deux types de PDG
  3.   Les bons PDG doivent apprendre à être à l’aise même dans les situations inconfortables

 

Cherchons le pourquoi du comment de ces règles !

Règle n°1 : Le PDG doit être le premier à hurler lors d’une crise

Avez-vous déjà travaillé dans un endroit où beaucoup de ragots circulent ? Si oui, cela devait être dû à une politique de couverture. Beaucoup d’entreprises essaient de masquer une crise où quand les choses tournent mal, afin de trouver des solutions calmement pendant que les employés pensent que tout va pour le mieux.

Ceci est un coup de gueule pour deux raisons :

  1.   Les informations concernant la crise fuitent toujours, donc finalement, vos employés le découvriront un jour l’autre de toute façon.
  2.   Essayer de trouver une solution, seul et dans le secret, vous empêche de mobiliser les ressources nécessaires pour trouver une solution au problème.

Imaginez qu’on vous poursuive en justice pour des dysfonctionnements techniques de votre produit.

Vous pourriez essayer d’engager un très bon avocat, aller au tribunal et vous défendre devant ces accusations. Cependant, il y aura toujours quelqu’un pour vendre la mèche auprès des employés sur votre petit séjour au tribunal, provoquant la panique générale, chacun craignant de se faire virer.

Au lieu de cela, pourquoi ne seriez-vous pas le premier à divulguer l’information, et le faire le plus tôt possible ? Vous pourriez rallier tout le monde à votre cause et dire honnêtement que vous avez des problèmes.

De cette façon, vous ne serez pas le seul à porter ce fardeau, en tant que PDG, et permettra à de résoudre le problème grâce à des gens qui sont plus compétents pour cela.

Ensuite, les ingénieurs pourront analyser et voir ce qui n’a pas marché, et voir si c’était un réel dysfonctionnement du produit ou si c’était son utilisation qui n’était pas adaptée.

Ne pensez pas que vos employés n’ont pas les épaules pour se confronter à la vérité. Soyez honnête et direct quant à la mauvaise nouvelle et votre entreprise en sortira grandie.

Règle n°2 : Il existe deux types de PDG

Il y a les bons et les mauvais. Non, je blague !

Horowitz a fait 2 distinctions intéressantes, il les appelle les Uns et les Deux

Cela n’a rien à voir avec un ordre de valeur. Les Uns sont les PDG qui sont stratégiques, des visionnaires, ceux qui réussissent à trouver et à donner une direction à leur l’entreprise.

Ils aiment élaborer des décisions stratégiques et n’ont pas peur de changer de cap lorsque l’entreprise en a besoin. Un bon exemple de PDG Un est Bill Gates.

Les Deux préfèrent l’exécution et la gestion à la recherche et à l’élaboration de décisions. Ce sont des PDG pratiques, qui aiment mettre en œuvre, diriger une équipe et faire les choses.

Pour qu’une entreprise fonctionne bien, il faut arriver à trouver un équilibre entre ces deux types de compétence, alors si vous êtes un Uns, essayez d’acquérir quelques compétences des Deux et inversement.

  1. Ben Horowitz appelle ça des Uns fonctionnels, il indique qu’il est important d’en compter dans l’équipe, en tant que cadres. Par exemple, si votre directeur marketing est un Un fonctionnel, il sera à l’aise avec l’élaboration de stratégies de décisions marketing (puisque c’est son domaine d’expertise), mais préférera s’en tenir à la mise en œuvre sur vos indications quant à la direction générale de l’entreprise.

Alors assurez-vous que vous vous êtes formé dans les domaines qui ne relèvent pas de vos compétences, ou au moins, attirez les bonnes personnes pour faire le travail.

Règle n°3 : Les bons PDG doivent apprendre à être à l’aise même dans les situations inconfortables

Voilà ce qui en ressort. En tant que PDG, vous êtes toujours responsable de tout, que ce soit du nouveau produit qui a foiré ou de la dispute entre Steve et Sally pour savoir qui aura le dernier morceau de gâteau.

Vous devez donc vous habituer aux situations inconfortables. Après tout, vous serez dans cet état pendant encore un bon moment (plus que jamais).

Le métier de PDG n’est pas naturel pour beaucoup de choses et vous devrez souvent aller contre ce que vous dira votre instinct, alors une des meilleures choses que vous puissiez faire, en prévision, c’est de vous entraîner à quitter votre zone de confort.

C’est en dehors de votre zone de confort que la magie opère.

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A présent, à vous de faire des étincelles !