La vache pourpre

La vache pourpre

Gary Vaynerchuk n’avait pas tort de présenter simplement Seth Godin comme “la légende” dans son émission. On sait qu’on en est une quand on peut juste taper son prénom sur Google et voir apparaître son propre blog.

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Seth Godin a compris dès le début l’ampleur qu’allait prendre Internet et il a eu raison. Sa première startup, Yoyodyne, qui se servait de cadeaux, de concours et de jeux pour faire la promotion d’entreprises auprès des internautes dès 1995 (vous y croyez vous ?), a finalement été rachetée par Yahoo en 1998 pour 30 millions de dollars ; Seth y a obtenu un nouveau poste de directeur marketing.

Avant mais surtout après avoir quitté cette fonction en 2000, il a créé une multitude d’entreprises, écrit 18 best-sellers, dont “La vache pourpre”, et possède le premier blog marketing au monde qui comptabilise 6 000 publications.

Voici 3 leçons tirées de ce chef-d’oeuvre :

  1. Nous vivons dans la troisième ère de la publicité, où le marketing se fait principalement par le bouche-à-oreille.
  2. Ne prendre aucun risque est plus dangereux qu’en prendre.
  3. Si vous voulez que votre produit ait du succès, focalisez-vous sur les early adopters comme premiers clients.

Prêt à rendre votre marketing remarquable ? C’est parti !

Leçon 1 : aujourd’hui, le marketing se fait principalement par le bouche-à-oreille.

Seth nous fait découvrir l’histoire de la publicité et affirme qu’il y a trois périodes distinctes.

L’avant publicité était il y a bien longtemps, quand la seule façon pour faire passer le mot concernant les bons plans était en discutant avec les gens.

Par exemple, dans la Rome antique, quand quelqu’un vendait des poissons particulièrement bons sur le marché, tous ceux qui en achetaient en parlaient évidemment à leurs amis et à leur famille ; et il était probable qu’il aillent le voir la prochaine fois qu’ils iraient au marché.

La période de la publicité se situe entre le XIXe et XXe siècle, quand la elle semblait faire des merveilles et que la seule limite à ce que l’on pouvait vendre grâce à elle était le montant maximum que l’on pouvait dépenser. Les panneaux d’affichage et les publicités dans les magazines ou à la télévision entrent tous dans cette catégorie.

Mais désormais, nous sommes dans l’ère de l’après publicité. Les consommateurs ignorent complètement celle-ci et sont déjà aveugles face aux bannières publicitaires en ligne. A moins qu’ils ne cherchent quelque chose de spécifique, comme une voiture, ils ne regarderont pas les publicités concernant les véhicules.

A l’époque où nous vivons, nous sommes revenus au marketing de bouche à oreille, seulement, il se fait désormais en ligne ; cela permet de propager des informations sur de bons ou mauvais produits beaucoup plus rapidement, grâce aux réseaux sociaux comme Facebook, Twitter or Instagram.

Leçon 2 : ne prendre aucun risque est plus dangereux qu’en prendre

Etant donné que nous vivons dans un monde post-publicitaire et qu’Internet est un lieu si animé, vous devez être vraiment remarquable pour pouvoir vous distinguer  – comme une vache violette au milieu d’autres vaches marrons, noires et blanches.

Seth appelle cela le marketing remarquable et sans cela, votre produit est voué à l’échec.

C’est pourquoi ce qui est le plus dangereux pour vous et votre entreprise, c’est de ne prendre aucun risque du tout. 

Suivre les tendances et rester discret ne vous permettra pas de vous distinguer mais vous rendra au contraire invisible.

Par exemple, Ford est une entreprise stable mais ils ne sont pas très innovants. Ils font ce qu’ils savent faire, encore et encore ; c’est pourquoi le cours de leurs actions a à peine changé en 10 ans. C’est une entreprise ennuyeuse.

Prenez Porsche et vous verrez une entreprise qui est constamment à la pointe. En 2013, la société a pris un énorme risque avec le projet 918.

Ils ont conçu une voiture avec la technologie hybride, ce qu’ils n’avaient jamais fait auparavant. La voiture a coûté huit fois plus cher que n’importe lequel de leurs modèles normaux et ils ont limité leur production à 918 unités.

Mais ce qu’ils ont créé était vraiment remarquable ; la voiture a attiré l’attention grâce à son design dans le style spatial et ils ont également établi un record absolu au Nurburgring.

Toutes les voitures ont été vendues.

C’est votre choix.

Vous pouvez ne jamais prendre de risques et ne jamais créer un produit tellement bien que tout le monde finira par le vouloir, ou vous pouvez être à la pointe, échouer de temps en temps, mais vous améliorer toujours plus à long terme.

Leçon 3 : si vous voulez que votre produit réussisse à atteindre les masses, focalisez vous d’abord sur les early adopters. 

Quand j’entends l’expression “early adopters”, je pense toujours à Simon Sinek et à sa conférence.

L’idée générale, c’est que vous devez expliquer comment vous faites les choses avant de dévoiler ce que vous faites, cela permettra de mettre votre produit entre les mains des bonnes personnes.

Dans le cas de Seth et de Simon, ces individus sont appelés les early adopters.

Avec le marketing traditionnel, quand un nouveau produit est lancé, la publicité vise la plupart des individus. L’erreur, c’est que cette majorité n’est pas encore prête pour celui-ci – ils veulent un produit éprouvé et non un nouveau gadget.

Créez plutôt un produit de manière à le rendre intéressant pour les innovateurs et les early adopters, les fous de technologie, les personnes qui font la queue pendant 24h pour acheter un iPhone et laissez-les faire passer le message.

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Si vous procédez ainsi et que vous veillez à ce que votre produit soit facilement partageable, vous vous assurerez que votre produit finira par atteindre les masses grâce à la diffusion, et qu’elles ne vous fermeront pas la porte au nez.