Tellement bon qu’ils ne peuvent vous ignorer

Tellement bon qu’ils ne peuvent vous ignorer

Les meilleurs livres non fictionnels sont habituellement ceux dans lesquels leur auteur trouve une solution à leur propre problème. C’est exactement ce qu’a fait Cal Newport.

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Après avoir développé un nouvel état d’esprit à adopter face au travail et à la passion pour déterminer les problèmes qu’il rencontrait dans carrière, il a entrepris d’expliquer entièrement ce concept dans So Good They Can’t Ignore You (Tellement bon qu’ils ne peuvent vous ignorer), qui a été publié en 2012.

Voici les 3 règles que j’ai retenues de ce livre dont le titre n’est autre qu’une citation de Steve Martin :

  1. Ne faites pas ce que vous aimez, mais apprenez à aimer ce que vous faites
  2. Devenez un « artisan » qui accumule les compétences dont il a besoin
  3. Apprenez à dire « non » à une augmentation pour garder le contrôle sur votre travail

Prêt à laisser la passion venir à vous ? C’est parti !

Règle n°1 : Ne faites pas ce que vous aimez, mais apprenez à aimer ce que vous faites

Lorsqu’il a dû faire un choix entre un poste chez Microsoft, du professorat à l’université de Georgetown et une carrière d’écrivain à plein temps, Cal Newport a pesé le pour et le contre, des semaines durant, comme l’aurait fait la plupart des gens, afin de ne pas faire le mauvais choix.

Pourtant il n’a pas adhéré au mythe de l’unique passion à laquelle s’adonner pour s’épanouir, car il savait qu’à la fin, il pourrait apprendre à aimer ces 3 métiers.

Cal Newport dit qu’aimer son travail repose sur l’expertise et l’expérience qu’on en a.

Il savait que dans ces trois voies, les débuts seraient durs, mais qu’à la longue, en travaillant dur, en s’exerçant beaucoup et en ne cessant d’accumuler des compétences, il parviendrait à apprécier son travail. Alors, il a tout simplement choisi le poste dont la situation géographique lui plaisait le plus et lui permettrait de ne demeurez pas trop loin de sa petite-amie, il a donc choisi le professorat.

La théorie de l’auto-détermination, selon laquelle la motivation intrinsèque que nous associons souvent à la passion du travail et l’amour de notre travail, est faite de trois principes :

  1. L’autonomie : le contrôle et la gestion de votre temps
  2. La compétence : le sentiment de bien faire votre travail
  3. Relativité : créer du lien avec les autres

Ce qui signifie que tant que vous travaillez dur et que vous finissez par devenir maître dans votre domaine, vous pouvez vous épanouir et vous prendre de passion pour le travail que vous avez choisi.

Règle n°2 : Devenez un « artisan » qui accumule les compétences dont il a besoin

La raison la plus probable pour laquelle 43 % des américains ne sont pas heureux au travail, est qu’ils se demandent constamment ce qu’ils veulent au lieu de se demander : « Quelle valeur puis-je amener à mon travail ».

Lorsque vous commencez à écouter Steve Martin et que vous essayez d’« être tellement bon que les autres ne puissent pas vous ignorer », vous serez tellement pris pas la volonté de faire un travail de qualité que vous n’aurez pas même le temps de vous préoccuper de ce qui est mieux pour vous.

Parlons de l’acte délibéré : La pratique délibérée est une façon de développer l’autonomie et les compétences dont vous avez besoin pour stimuler votre motivation intrinsèque.

C’est le type de pratique qui vous maintien en état de flow (flux, zone en anglais, terme de psychologie positive), lorsque le travail est suffisamment dur pour ne pas vous mal à l’aise et vous pousse à apprendre, mais pas au point que la frustration prenne le dessus.

Lorsque vous deviendrez « artisan », vous chercherez les problèmes auxquels vous pourrez plus ou moins apporter une solution. De cette façon, vous apprendrez à vous concentrer sur le développement de nouvelles compétences tout en restant motivé jusqu’à finalement devenir maître de votre domaine et commencer à aimer votre métier.

Règle n°3 : Envisagez de refuser une augmentation pour garder le contrôle

Au cours de votre progression au travail, vous serez probablement récompensé, au fur et à mesure, par plus de responsabilité et d’autonomie.

C’est génial, car lorsque vous faîtes vos propres horaires, ou dirigez un projet sur une période de 6 mois de la façon dont vous le souhaitez, vous avez le sentiment d’être compétent et vous vous sentez motivé.

Mais le piège qui vous attend est pourtant tout proche, car dès que vous aurez gagné plus de contrôle sur votre gestion du temps et sur votre travail, il y aura toujours quelqu’un pour vous faire perdre ce pouvoir.

Parfois, ces tentatives de prise de contrôle sont violentes, comme celle de Steve Jobs qui s’est fait rétrograder et a été mis à la direction d’un projet sans avenir (le Mac, hum hum…) mais la plupart du temps, c’est même pire.

Une belle récompense vous sera mise sous le nez, comme une voiture de fonction, une augmentation ou une promotion.

Ne succombez pas à la tentation !

Vous avez travaillé beaucoup et dur pour obtenir ce contrôle sur votre travail qui vous est cher, alors ne le sacrifiez pas sur l’autel de l’argent.

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Refuser une augmentation vous permettra non seulement de garder ce contrôle si chèrement obtenu, et vous permettra également d’obtenir le respect de vos partenaires de