Entreprendre, c’est se libérer de la structure, c’est privilégier le projet !

Entreprendre, c’est se libérer de la structure, c’est privilégier le projet !

A-t-on jamais vu un projet ne pas fonctionner parce que sa structure juridique n’était pas adaptée ? La réponse estnon. Et la raison en est simple, ce n’est pas la structure qui définit l’entreprise mais le projet.

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Qu’est qu’une entreprise ?

Aussi étrange que cela puisse paraître, pour beaucoup  « une entreprise est un (ou plusieurs) endroit(s) dans lequel des gens sont rassemblés autour d’une activité ». Pour d’autres, un peu plus “experts”, ils complèteront par « adossée à un cadre juridique régissant … » STOP !

Dans la vraie vérité de la vraie vie, une entreprise n’est rien d’autre que quelque chose qui est entrepris et, pour qu’elle soit entreprise, il faut quelqu’un ou quelques-uns qui l’entreprennent.

Fondamentalement, votre voisine qui fait de la couture pour quelques-uns de vos voisins ou le collectif de potes qui se retrouvent tous les dimanches matin pour aller à la pêche sont des entreprises. Et une entreprise, ça n’est rien d’autre et pas plus que cela.

Bien sûr, beaucoup conviendront que nous venons d’enfoncer une porte ouverte et qu’il s’entend que lorsqu’un créateur d’entreprises se pose la question de la structure, il a déjà un projet tout autant qu’il possède la notion d’entreprise au sens d’activité !

En est-on si sûr que cela ? Pour s’en convaincre il suffit de faire un test qui consiste à demander à ceux qui veulent monter leur entreprise de nous exposer leur projet.

Que va-t-il se passer dans une majorité des cas ? Si vous êtes un tout petit peu aguerri sur la notion de projet, vous allez découvrir que nos entrepreneurs, le plus souvent, ne vous auront exprimé qu’un brouillard d’informations et qu’il vous aura fallu poser de nombreuses questions pour mettre les projets au clair — et surtout, tout, tout ce qu’il manque pour en faire de vrais projets.

Eh oui, « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement Et les mots pour le dire arrivent aisément » * ! Et ce serait bien la condition minimale pour commencer à se poser la question de “la structure”.

Mais où est donc le projet ?

La technique la plus conventionnelle que l’humain adopte pour résoudre ses incertitudes, ses indécisions, ses absences de clarté, c’est de construire un emballage de surface et si possible le plus communément reconnu. Ainsi, il pourra « garder la face », il pourra annoncer fièrement à ses amis et ses parents qu’il a créé son “entreprise” et pourra facilement ranger dans la “boite à chaussures” tout le fourbis de ses imprécisions et de ses relativités.

Mais en réalité, la structure pénalise le projet car elle détourne l’attention de l’essentiel.

Pourquoi alors des “experts” porteraient-ils trop facilement l’attention des créateurs d’entreprise sur la structure juridique de leur entreprise — pas que d’ailleurs, car également sur bien d’autres objets technocratiques encore plus soporifiques et d’autant plus parasites que le projet est en phase de réflexion ?

Difficile de répondre avec certitude mais rien ne nous empêche d’imaginer que la phase de constitution administrative comporte un avantage certain pour les-dits “experts”, que ceux-ci émargent dans le public ou dans le privé.

La phase de préparation du projet est la plus lourde, elle nécessite des mois de maturation, de recherche, d’analyse, de test, de synthèse… Non pas pour évaluer les risques, mais surtout pour s’en affranchir.

Qui, en tant que porteur de projet, pourrait financer les conseils de spécialistes sur le sujet, à part de rares projets portés d’entrée de jeu par des financements importants du fait de leur filiation à des entreprises établies ?

Quels organismes d’état ou apparentés pourraient les accompagner avec des conseils de spécialistes (qu’ils n’ont pas), sans compter que très peu de projets aboutissent à la constitution de sociétés ?

La structure, l’eldorado des autres

En regardant de plus prêt, les “experts” privés, en précipitant le côté technocratique de l’affaire, peuvent facilement capter une partie du capital de départ, rapidement, et après eux, la fin du monde.

Quant aux instances étatiques, il est clair que la mesure de leur performance est celle qui s’effectue au droit de la création et qui se fait à l’aune des constitutions d’entreprises, laissant les destructions d’entreprises sous laresponsabilité de leur gérant — à moins que les chiffres régulièrement évoqués par la classe politique soient seulement les plus flatteurs !

Ne mettez pas la charrue avant les bœufs !

Tout comme lorsque vous cherchez un emploi, il vous sera demandé de « l’expérience », votre entreprise n’en sera une que lorsqu’elle aura « agi ». Car pour « être », il faut avoir « fait » pour « obtenir ».

Ceux qui concentrent votre attention sur votre structure, en vous laissant croire qu’il s’agit de la base de l’existence de l’entreprise, vous dévient du principe simple que vous avez observé : on ne croit pas les gens à ce qu’ils disent qu’ils sont mais à leurs actes.

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Prenez le temps et donnez-vous les moyens de tester votre projet, et en la matière, la structure la plus légère — pour ne pas dire aucune structure — est probablement la meilleure option.