Osez réussir ! Changez d’état d’esprit

Osez réussir ! Changez d’état d’esprit

Regardez vos mains. Depuis combien de temps sont-elle ainsi ? D’aussi loin que vous puissiez vous en souvenir, hein ? C’est parce que nous n’avons pratiquement aucun contrôle sur notre apparence et nos traits, comme notre taille, la forme de notre nez ou la couleur de nos yeux.

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Ce que nous pouvons contrôler, en revanche, ce sont nos compétences et nos aptitudes ; du moins selon la dernière étude.

Carol Dweck fait partie de l’équipe de chercheurs qui a travaillé sur ce sujet, et dans son livre “Osez réussir ! Changer d’état d’esprit” elle distingue deux attitudes : l’état d’esprit fixe et l’état d’esprit de développement.

Pour ceux ayant un état d’esprit fixe, tout repose sur le talent. S’ils ne sont pas doués dans un domaine, ils pensent qu’ils sont condamnés à être des ratés. Leurs compétences semblent être inscrites dans leurs gènes, au même titre que leur apparence ; c’est pourquoi ils n’essaient jamais de s’améliorer dans une discipline qu’ils ne maîtrisent pas.

A l’inverse, les personnes ayant un état d’esprit de développement pensent que tout leur est accessible, tant qu’elles travaillent dur pour y parvenir, qu’elles se consacrent à leur objectif et qu’elles s’entraînent autant que possible.

Puisque notre mentalité a une grande influence sur notre performance, ces deux façons de penser méritent d’être examinées de plus près.

 

Vous avez sans doute déjà entendu ce proverbe : “Le travail acharné bat le talent quand le talent ne parvient pas à travailler dur”. Les individus ayant un état d’esprit fixe voient les choses autrement. Dans leur monde, le talent est roi.

Naturellement, ils veulent toujours paraître brillants. Les méthodes de recrutement des grandes entreprises comme McKinsey ou Goldman Sachs le démontrent. Elles embauchent les meilleurs diplômés du monde et s’attendent à ce qu’ils accomplissent aussitôt les tâches parfaitement.

Au lieu d’être formés à leur nouveaux poste, les employés sont jetés dans le grand bain et sont surveillés de près pour repérer des erreurs. Quiconque ne réalise pas un bon travail immédiatement est renvoyé sur-le-champ. C’est préjudiciable aux deux parties.

Les employeurs se privent non seulement de personnes compétentes, mais leur pensée noir et blanc favorise également un état d’esprit fixe chez les autres. Puisque les postulants supposent déjà qu’ils sont tout le temps jugés comme étant bons ou mauvais, l’attitude des employeurs transforme cela en une prophétie autoréalisatrice.

Par conséquent, la plupart des employés passent leur temps à essayer de ne pas paraître stupides (au lieu de travailler de façon productive), afin de ne pas être étiqueté à vie comme un raté.

Comparons cela à l’état d’esprit de développement : quand on donne aux enfants des problèmes de mathématiques compliqués, ils adorent travailler dessus et en redemandent.

Leur volonté de relever des défis toujours plus nombreux et difficiles ne vient pas forcément du fait qu’ils veulent avoir de meilleurs notes, mais de la satisfaction de se dépasser autant que possible.

Toutes les occasions sont bonnes pour apprendre des meilleurs, ils expérimentent constamment de nouvelles stratégies et adoptent le mantra “C’est en forgeant qu’on devient forgeron”.

On peut citer en exemple Lee Iacocca, qui était à la tête de Chrysler, et Lou Gerstner, ancien PDG d’IBM.

Tous les deux sont arrivés quand les entreprises étaient en difficulté, et l’un comme l’autre ont réussi à les redresser. Ce qui les différencie, c’est ce qui s’est passé par la suite.

Iacocca est devenu suffisant, il s’est attribué tout le mérite, s’est entouré de fidèles et se souciait plus de son image que de l’entreprise. A trop chercher l’approbation des autres pour compenser sa faible estime de lui, il a fini par prendre de mauvaises décisions, comme le fait d’ignorer la baisse des ventes ou même de licencier des designers innovants, ce qui a fait à nouveau chuter l’entreprise.

Gerstner, lui, a reconnu que les conflits internes chez IBM nuisaient au travail d’équipe et au service à la clientèle ; il a donc mis fin aux anciennes hiérarchies et s’est même positionné au niveau des employés pour pouvoir bien communiquer avec tout le monde. En se concentrant sur le travail d’équipe et en apprenant des erreurs du passé, il a fait preuve d’un véritable état d’esprit de développement et a assuré un succès durable à IBM.

De la même manière, un golfeur furieux avec un état d’esprit fixe peut renvoyer son caddy ou lancer ses chaussures dans la foule. Michael Jordan, au contraire, n’a jamais laissé une erreur le freiner.

J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté. J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi je réussis.”

“His Airness” a parlé – et il est devenu le premier basketteur milliardaire de l’histoire.

Essayer d’éviter les difficultés est typique de l’état d’esprit fixe, car plus on passe de temps à travailler sur un projet, moins on a d’excuses pour échouer.

Si Christopher Reeve, acteur des premiers Superman, avait adopté ce genre de mentalité, il serait probablement mort peu après son accident d’équitation qui l’a rendu tétraplégique. Au lieu de cela, il a mené une un combat acharné, il s’est engagé dans la recherche sur la moelle épinière et est finalement arrivé à bouger les bras, les jambes et le haut de son corps. Il a même réussi à marcher dans une piscine.

Étonnamment, nous sommes tous nés avec un état d’esprit de développement. Les bébés ne connaissent aucune limite, ils veulent apprendre tout et n’importe quoi. Cependant, entre 1 et 3 ans, une mentalité peut déjà être définie. Les enfants ayant un état d’esprit de développement ont tendance à essayer d’aider les autres bébés qui pleurent, tandis que cela dérange et agace ceux avec un état d’esprit fixe.

Mis à part nos parents, nos professeurs jouent eux aussi un rôle important dans l’évolution de notre mentalité. Un mauvais enseignant pourrait dire à un étudiant n’ayant pas la moyenne qu’il ou elle n’arrivera jamais à rien, tandis qu’un bon professeur l’encouragerait à étudier davantage et à faire mieux à la prochaine interro.

Enfin, l’état d’esprit de développement est à la portée de tous. Pour commencer, essayez cela : la prochaine fois que vous renversez votre café, ne dites pas “Je suis maladroit !” et n’associez pas cet échec à votre identité. Voyez plutôt cela comme un événement extérieur et isolé, et décidez de faire mieux la prochaine fois, en disant par exemple “Ce qui est fait est fait, je vais juste nettoyer et je ferai plus attention à l’avenir.”

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De cette façon, vous passerez plus de temps à travailler à la réalisation de vos objectifs et de vos rêves, et moins à vous préoccuper de ce qui ne va pas chez vous. Vous adopterez bientôt un état d’esprit de développement et vous serez sur la bonne voie pour atteindre votre plein potentiel.